# Que ne faut-il pas manquer au Vietnam ?
Le Vietnam s’impose comme l’une des destinations les plus fascinantes d’Asie du Sud-Est, attirant chaque année des millions de voyageurs en quête d’authenticité et de dépaysement. Ce pays en forme de dragon s’étire sur plus de 1 600 kilomètres du nord au sud, offrant une diversité de paysages stupéfiante : montagnes brumeuses parsemées de rizières en terrasses, îlots karstiques surgissant des eaux émeraudes, plages de sable blanc bordant des mers turquoise, et deltas luxuriants où la vie s’organise au rythme des cours d’eau. Au-delà de ses paysages naturels exceptionnels, le Vietnam séduit par la richesse de son patrimoine culturel millénaire, mélange harmonieux d’influences chinoises, françaises et authentiquement vietnamiennes. La gastronomie locale, reconnue mondialement, constitue à elle seule une raison de visiter ce territoire où chaque région cultive ses spécialités. Des temples ancestraux aux marchés flottants, des citadelles impériales aux villages ethniques reculés, chaque étape révèle une facette différente de cette nation attachante qui a su préserver ses traditions tout en s’ouvrant au monde moderne.
Hanoï et la baie d’halong : joyaux du nord vietnamien
Le nord du Vietnam concentre certains des sites les plus emblématiques du pays, où l’histoire millénaire se mêle à des paysages naturels d’une beauté saisissante. Cette région constitue le point de départ idéal pour comprendre l’âme vietnamienne et découvrir des panoramas classés parmi les plus spectaculaires d’Asie. La capitale Hanoï offre une immersion authentique dans la vie urbaine vietnamienne, tandis que la mythique Baie d’Halong dévoile un décor féerique façonné par la nature au fil des millénaires.
Le quartier des 36 corporations et le lac hoan kiem à hanoï
Hanoï, capitale vibrante du Vietnam depuis plus de mille ans, fascine par son mélange unique de tradition et de modernité. Le quartier des 36 corporations, cœur historique de la ville, tire son nom des 36 guildes artisanales qui s’y établirent dès le XVᵉ siècle, chaque rue étant spécialisée dans un métier particulier. Aujourd’hui encore, ce labyrinthe de ruelles étroites conserve cette organisation ancestrale : la rue de la Soie, celle des Forgerons, celle des Herboristes… Flâner dans ces artères permet d’observer le quotidien des Hanoïens, de découvrir les échoppes débordant de marchandises et de goûter aux innombrables spécialités culinaires proposées par les vendeurs ambulants. L’architecture coloniale française côtoie les maisons-tubes traditionnelles vietnamiennes, créant un paysage urbain unique. Le lac Hoan Kiem, véritable poumon vert au centre de la ville, offre un havre de paix où se retrouvent les habitants pour la gymnastique matinale, le tai-chi ou simplement pour échapper à l’agitation urbaine. La pagode Ngoc Son, accessible par le pittoresque pont rouge The Huc, se dresse sur une petite île du lac et constitue un sanctuaire spirituel important. La légende raconte qu’une tortue géante remit à l’empereur Le Loi une épée magique qui émergea des eaux du lac, d’où son nom signifiant « lac de l’Épée restituée ».
Croisière nocturne dans la baie d’halong classée UNESCO
La Baie d’Halong, inscrite au patrimoine mondial
de l’UNESCO depuis 1994, figure parmi les paysages maritimes les plus célèbres au monde. Ses quelque 1 600 îlots et pitons karstiques recouverts de végétation émergent des eaux vert émeraude du golfe du Tonkin, composant un décor quasi irréel. Pour en profiter pleinement, une croisière nocturne sur une jonque traditionnelle est vivement recommandée : vous assistez au coucher de soleil sur les rochers, dînez à bord puis passez la nuit au calme, entouré de falaises mystérieuses. De nombreuses excursions incluent la visite de grottes spectaculaires comme Thien Cung ou Sung Sot, la pratique du kayak dans des lagunes cachées et parfois la découverte de villages de pêcheurs flottants. Pensez à choisir une croisière de 2 jours/1 nuit plutôt qu’une simple sortie à la journée : le rythme est plus posé, les sites moins fréquentés tôt le matin et au crépuscule.
La baie de lan ha et l’île de cat ba pour l’authenticité
Si vous craignez la foule dans la Baie d’Halong, la voisine Baie de Lan Ha est une excellente alternative, tout aussi majestueuse mais nettement plus préservée. Située autour de l’île de Cat Ba, elle offre les mêmes reliefs karstiques spectaculaires, mais avec une fréquentation plus faible et une atmosphère plus authentique. Les croisières y sont souvent plus intimistes, avec des itinéraires privilégiant les criques isolées, les plages désertes et les villages de pêcheurs. Cat Ba, plus grande île de la région, permet aussi des randonnées dans un parc national abritant langurs à tête dorée, forêts tropicales et points de vue panoramiques sur l’ensemble de la baie. Vous pouvez facilement combiner balade à vélo, kayak dans les lagunes et baignade dans des eaux calmes, loin des itinéraires les plus touristiques.
Randonnée à sapa et les rizières en terrasses des hmong
À l’extrême nord du Vietnam, Sapa séduit par ses montagnes brumeuses et ses spectaculaires rizières en terrasses, sculptées à flanc de collines par les minorités ethniques locales. Les Hmong noirs, Dao rouges, Tay ou encore Giay y vivent selon un mode de vie traditionnel, rythmé par l’agriculture et les marchés hebdomadaires. La meilleure façon de découvrir Sapa est d’y faire une randonnée de un à trois jours, avec nuit chez l’habitant dans un village comme Ta Van ou Lao Chai. Vous traversez rizières, forêts de bambous, ponts suspendus et vallées encaissées, tout en partageant repas et conversations avec vos hôtes. Pour profiter de paysages verdoyants, privilégiez la fin du printemps et le début de l’été (mai-juin), ou la période de récolte (septembre-octobre) où les terrasses prennent de magnifiques teintes dorées.
Hué, hoi an et la route mandarine : patrimoine du centre vietnam
Le centre du Vietnam concentre un patrimoine historique et culturel d’une richesse exceptionnelle, longtemps structuré par l’ancienne Route Mandarine qui reliait le nord au sud du pays. Entre Hué l’impériale, Hoi An la marchande et les sites cham de My Son, vous traversez plusieurs siècles d’histoire en quelques centaines de kilomètres seulement. Cette région, également marquée par un littoral superbe et des montagnes proches de la mer, constitue une étape incontournable pour qui souhaite comprendre la diversité du Vietnam. Elle offre aussi un climat souvent plus doux en intersaison, idéal pour alterner visites culturelles, balades à vélo et baignades.
La cité impériale de hué et les tombeaux royaux nguyen
Ancienne capitale du pays sous la dynastie Nguyen, Hué abrite une Citadelle impériale inspirée de la Cité interdite de Pékin, mais dotée d’une identité architecturale proprement vietnamienne. En franchissant la Porte du Midi, vous pénétrez dans un vaste ensemble de palais, pavillons, temples et jardins qui témoignent du raffinement de la cour impériale. Bien que largement endommagée pendant les conflits du XXᵉ siècle, la Cité impériale fait l’objet d’importants travaux de restauration et reste un témoignage remarquable du passé monarchique vietnamien. Le long de la rivière des Parfums, les tombeaux des empereurs Nguyen – comme ceux de Minh Mang, Tu Duc ou Khai Dinh – étonnent par leur diversité de styles, mélange d’architecture traditionnelle, d’ornements européens et de mises en scène paysagères très soignées.
Pour visiter Hué dans de bonnes conditions, il est conseillé de prévoir au moins deux jours, en combinant découverte de la Citadelle, balade en bateau sur la rivière des Parfums et visite de plusieurs mausolées. Louer un vélo ou faire appel à un guide local permet de mieux appréhender l’histoire du lieu et de profiter de petites routes de campagne bordées de rizières et de villages. Le climat peut être très humide entre octobre et décembre, période de mousson dans le Centre Vietnam, il est donc préférable de venir entre février et avril si vous le pouvez. N’oubliez pas de goûter à la cuisine de Hué, réputée pour sa finesse et ses plats royaux miniatures, autre héritage de la cour impériale.
La vieille ville de hoi an et ses lanternes traditionnelles
À environ trois heures de route de Hué, Hoi An offre un contraste saisissant avec sa vieille ville parfaitement préservée, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ancien port marchand très actif du XVᵉ au XIXᵉ siècle, la cité a hérité d’un patrimoine architectural mêlant influences vietnamiennes, chinoises et japonaises. Maisons en bois aux façades jaunes, salles de réunion chinoises richement décorées, pont couvert japonais et petits temples se succèdent le long des ruelles piétonnes. À la nuit tombée, des centaines de lanternes colorées s’allument et se reflètent dans la rivière Thu Bon, créant une atmosphère féerique que de nombreux voyageurs citent comme l’un de leurs plus beaux souvenirs du Vietnam.
Hoi An est aussi une excellente base pour vivre des expériences plus rurales : excursions à vélo dans les rizières et les villages de potiers, cours de cuisine avec visite de marché, balades en bateau sur des paniers ronds typiques (bateaux paniers ou thung chai). Les plages d’An Bang et Cua Dai, situées à quelques kilomètres, permettent de terminer la journée par une baignade ou un dîner de fruits de mer. Pour profiter pleinement de la ville sans être submergé par le tourisme, essayez de vous lever tôt pour découvrir le marché central avant l’arrivée des groupes, et prévoyez au moins deux nuits sur place.
Le col des nuages et la plage de my khe à da nang
Entre Hué et Hoi An, la Route Mandarine franchit le célèbre Col des Nuages (Hai Van Pass), offrant une des plus belles routes panoramiques du pays. Serpentant entre mer et montagne, cette ancienne frontière climatique sépare souvent un ciel dégagé au sud d’une brume plus épaisse au nord, d’où son nom poétique. Vous pouvez l’emprunter en voiture privée, en bus touristique ou, pour les plus aventureux, à moto avec un guide expérimenté. Les points de vue sur la baie de Da Nang et la côte centrale sont spectaculaires, surtout par temps clair. De l’autre côté du col, la ville de Da Nang s’est imposée comme un important centre économique, mais aussi comme une destination balnéaire en plein essor.
La plage de My Khe, longue bande de sable fin bordée de cocotiers, est particulièrement appréciée pour la baignade, le surf et les promenades au lever du soleil. Les amateurs de culture peuvent également visiter les Montagnes de Marbre, un ensemble de collines de calcaire et de marbre abritant pagodes, grottes sanctuaires et points de vue dominant la côte. Enfin, le téléphérique de Ba Na Hills mène à une station d’altitude au décor surprenant, où se trouve le célèbre Pont d’Or soutenu par deux mains géantes, devenu l’un des symboles du tourisme au Vietnam. Même si l’endroit est très fréquenté, le panorama sur les montagnes environnantes reste impressionnant.
Le sanctuaire de my son : vestiges du royaume champa
À une quarantaine de kilomètres de Hoi An, le sanctuaire de My Son constitue l’un des plus importants sites archéologiques du Vietnam, témoignage majeur de la civilisation cham qui domina une partie du centre du pays du IVᵉ au XIIIᵉ siècle. Niché dans une vallée entourée de collines, ce complexe religieux était dédié à Shiva et abritait autrefois plus de 70 tours et temples en brique cuite. Les bombardements de la guerre du Vietnam ont malheureusement détruit une partie du site, mais les vestiges subsistants, en cours de restauration, permettent encore d’apprécier l’originalité de l’architecture cham et la finesse des sculptures. Se promener parmi les tours envahies par la végétation donne une impression de cité perdue, rappelant parfois Angkor, mais à une échelle plus intime.
Pour éviter la chaleur et les foules, il est conseillé de visiter My Son tôt le matin. Des spectacles de danse cham traditionnelle sont souvent proposés à l’entrée du site, offrant un aperçu vivant de la culture de ce peuple aujourd’hui minoritaire. Prévoir des chaussures confortables et de l’eau est indispensable, car l’ombre est limitée et le climat peut être lourd selon la saison. My Son se combine très bien avec une journée d’excursion depuis Hoi An ou Da Nang, en voiture ou dans le cadre d’une visite guidée incluant commentaires historiques.
Hô chi minh-ville et le delta du mékong : exploration du sud
Capitale économique et plus grande métropole du pays, Hô Chi Minh-Ville – encore souvent appelée Saigon – incarne le Vietnam le plus dynamique, celui des gratte-ciel, des cafés branchés et des flux incessants de scooters. Mais derrière cette modernité se cachent de nombreux témoins de l’histoire récente, liés à la guerre du Vietnam et à la période coloniale française. Plus au sud, le Delta du Mékong offre un contraste total : un vaste labyrinthe de bras de rivière, de canaux et de rizières où la vie quotidienne se déroule au rythme de l’eau. Explorer cette région, c’est mesurer combien le Vietnam est multiple, passant en quelques heures d’une mégalopole bouillonnante à une campagne amphibie d’une grande douceur.
Les tunnels de cu chi et le palais de la réunification
À environ 50 kilomètres au nord-ouest de Hô Chi Minh-Ville, les tunnels de Cu Chi forment un réseau souterrain de plus de 200 kilomètres creusé par le Viet Cong pendant les conflits contre la France puis les États-Unis. Ce véritable labyrinthe comprenait postes de commandement, infirmeries, cuisines, dépôts de munitions et zones de vie, souvent situés à plusieurs mètres sous terre. Aujourd’hui, une partie du site a été aménagée pour les visiteurs, qui peuvent observer les trappes dissimulées, les pièges rudimentaires et, pour les plus courageux, se glisser dans certains tunnels élargis pour l’occasion. La visite, souvent accompagnée d’un guide, permet de mieux comprendre les conditions extrêmes de guerre et l’ingéniosité déployée par les combattants vietnamiens.
De retour en ville, le Palais de la Réunification (ancien palais présidentiel du Sud-Vietnam) constitue un autre lieu symbolique de l’histoire contemporaine. C’est ici que les chars nord-vietnamiens entrèrent le 30 avril 1975, marquant la fin de la guerre et la réunification du pays. Resté en grande partie dans son état des années 1960-1970, le bâtiment dévoile salles de réception, bunker souterrain, salle de commandement et mobilier d’époque. À proximité, la poste centrale, la cathédrale Notre-Dame et plusieurs bâtiments administratifs rappellent l’héritage architectural français, offrant un contraste saisissant avec les tours modernes qui dominent désormais le centre-ville.
Marchés flottants de cai rang et navigation sur les arroyos
Le Delta du Mékong, souvent surnommé « grenier à riz du Vietnam », est une vaste région fertile où les canaux se substituent parfois aux routes. Pour en saisir l’âme, rien de tel qu’une excursion de deux ou trois jours, avec nuit chez l’habitant ou en petit hôtel en bord de fleuve. Autour de Can Tho, principal centre urbain du delta, les marchés flottants de Cai Rang et Phong Dien restent parmi les plus emblématiques. Dès l’aube, des dizaines de bateaux chargés de fruits, légumes, riz ou fleurs se rassemblent, les vendeurs signalant leurs marchandises grâce à de longues perches dressées à la proue. Observer ces échanges depuis une petite embarcation est une expérience unique, à la fois colorée, sonore et profondément vivante.
Au-delà des marchés, la navigation sur les arroyos – ces bras étroits et ombragés du Mékong – permet d’approcher la vie rurale : vergers tropicaux, ateliers de fabrication de nouilles de riz ou de bonbons à la noix de coco, élevages de poissons, pagodes cachées dans la végétation. Les séjours chez l’habitant sont l’occasion de partager un repas familial, d’apprendre quelques recettes locales et de dormir dans une maison sur pilotis, bercé par les bruits de l’eau. Le climat étant chaud et humide toute l’année, prévoyez un chapeau, de la crème solaire et un imperméable léger pendant la saison des pluies (mai à novembre), où les averses sont fréquentes mais généralement brèves.
L’île de phu quoc et l’archipel de con dao
Pour clôturer un voyage au Vietnam en beauté, de nombreux voyageurs choisissent de se détendre sur l’une des îles du sud du pays. Phu Quoc, dans le golfe de Thaïlande, est la plus connue : plages de sable blanc, cocotiers, eaux turquoise et couchers de soleil spectaculaires en font une destination balnéaire de premier plan. Plus de la moitié de l’île est classée parc national, ce qui permet de belles randonnées dans la forêt tropicale, ainsi que des observations de la faune. Phu Quoc est également réputée pour la qualité de son nuoc-mâm (sauce de poisson), ses fermes de poivre et ses villages de pêcheurs, que l’on peut découvrir à scooter ou lors d’excursions en bateau incluant snorkeling.
Plus confidentiel, l’archipel de Con Dao attire les voyageurs en quête de tranquillité et de nature préservée. Longtemps utilisé comme bagne pendant la période coloniale et la guerre du Vietnam, il abrite aujourd’hui des plages quasi désertes, des fonds marins riches en coraux et une importante population de tortues marines qui viennent y pondre leurs œufs entre mai et septembre. La visite de l’ancien pénitencier, des « cages à tigres » et des cimetières rappelle toutefois le passé douloureux du lieu, offrant une dimension historique forte à ce décor paradisiaque. Moins accessible que Phu Quoc, Con Dao se mérite, mais ceux qui y séjournent quelques jours parlent souvent d’un véritable coup de cœur.
Gastronomie vietnamienne : pho, banh mi et spécialités régionales
Impossible de répondre à la question « que ne faut-il pas manquer au Vietnam ? » sans évoquer la gastronomie, véritable fil conducteur d’un voyage dans le pays. Souvent considérée comme l’une des cuisines les plus équilibrées d’Asie, la cuisine vietnamienne marie herbes fraîches, bouillons parfumés, légumes croquants et condiments savamment dosés. Chaque région possède ses spécialités, influencées par le climat, l’histoire et les cultures locales. D’un nord plus sobre et réconfortant à un sud plus sucré et généreux, en passant par un centre raffiné et épicé, manger devient une manière de voyager dans le voyage.
Le pho, emblématique soupe de nouilles de riz servie dans un bouillon longuement mijoté, reste le plat incontournable à goûter dès votre arrivée. Selon les régions, il se décline avec du bœuf ou du poulet, plus ou moins garni d’herbes et de pousses. Le banh mi, héritage de la période coloniale, symbolise quant à lui le métissage culinaire vietnamien : une baguette croustillante garnie de pâté, de porc grillé, de carottes marinées, de coriandre et de piment, idéale pour un repas sur le pouce. Dans le centre, ne manquez pas le cao lau de Hoi An ou le bun bo Hue, soupe relevée originaire de Hué, tandis que le sud propose une incroyable variété de com tam (riz brisé), de rouleaux de printemps frais (goi cuon) et de fruits tropicaux.
Pour profiter pleinement de la cuisine vietnamienne, n’hésitez pas à manger dans les échoppes de rue, souvent les meilleures adresses pour un prix très modique. Les marchés couverts regorgent de stands où vous pouvez goûter plusieurs petits plats à la suite, comme dans un « tapas tour » à la vietnamienne. Vous pouvez également participer à un cours de cuisine, très populaire à Hanoï, Hoi An ou Hô Chi Minh-Ville : après une visite guidée du marché pour choisir les ingrédients, vous préparez vous-même quelques recettes typiques avant de les déguster. Enfin, prenez le temps de tester différentes versions du café vietnamien, du traditionnel cà phê sua da (café glacé au lait concentré) au café à l’œuf, spécialité étonnante mais délicieuse de Hanoï.
Expériences culturelles : spectacle de marionnettes sur eau et villages ethniques
Au-delà des paysages et des monuments, le Vietnam se découvre aussi à travers ses traditions vivantes et ses multiples minorités ethniques. Assister à un spectacle de marionnettes sur eau ou passer une nuit chez l’habitant dans un village de montagne permet d’accéder à une dimension plus intime du pays. Ces expériences, si elles sont choisies avec soin, offrent un contact direct avec des savoir-faire anciens et des modes de vie encore très ancrés dans la ruralité. Elles rappellent que le Vietnam ne se résume pas à ses grandes villes, mais qu’il est aussi un patchwork de cultures régionales et de communautés aux identités fortes.
Les spectacles de marionnettes sur eau, art apparu dans les rizières du delta du Fleuve Rouge il y a plus de mille ans, sont aujourd’hui une véritable institution à Hanoï et dans certaines grandes villes. Sur un bassin faisant office de scène, des marionnettes en bois, manipulées par des marionnettistes cachés derrière un rideau, racontent légendes, scènes de village ou épisodes historiques au son de la musique traditionnelle. Même si vous ne comprenez pas tous les dialogues, le rythme, l’humour visuel et l’ambiance musicale rendent le spectacle très accessible, notamment pour les familles. Réserver en avance est conseillé en haute saison, car ces représentations sont très populaires auprès des voyageurs comme des locaux.
Les villages ethniques, quant à eux, se découvrent surtout dans le nord du pays (Sapa, Ha Giang, Mai Chau, Bac Ha…) mais aussi sur les hauts plateaux du Centre. Séjourner chez l’habitant, dans une maison sur pilotis ou une demeure villageoise, est l’occasion de partager le quotidien de familles issues des minorités Hmong, Thai, Dao, Tay, Ede ou Jarai, entre autres. Vous participez parfois aux travaux des champs, à la préparation des repas ou à des soirées autour du feu ponctuées de chants et de danses. Pour que cette immersion reste respectueuse, privilégiez des agences locales engagées dans un tourisme responsable, qui rémunèrent justement les familles et limitent la pression sur les ressources. Vous verrez qu’un simple thé partagé dans une cuisine enfumée peut laisser un souvenir aussi fort qu’un grand site classé UNESCO.
Parc national de phong nha-ke bang : grottes karstiques et son doong
Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le parc national de Phong Nha-Ke Bang, dans le centre du Vietnam, abrite l’un des systèmes de grottes karstiques les plus impressionnants au monde. Ses formations calcaires, vieilles de plus de 400 millions d’années, ont été progressivement creusées par l’eau, donnant naissance à d’immenses cavités, rivières souterraines et stalactites géantes. Le parc est aujourd’hui une destination phare pour les amateurs de nature et d’aventure, offrant à la fois des visites de grottes accessibles à tous et des expéditions beaucoup plus engagées pour les randonneurs expérimentés. La petite ville de Phong Nha sert de base de départ, avec des hébergements pour tous les budgets et de nombreuses agences locales.
Parmi les grottes les plus connues, Phong Nha Cave se visite en bateau, qui s’enfonce directement dans la montagne en suivant une rivière souterraine, tandis que Paradise Cave impressionne par la hauteur de ses salles et la finesse de ses concrétions. Ces visites, aménagées avec chemins en bois et éclairage, conviennent parfaitement aux familles et aux voyageurs peu habitués à la spéléologie. Pour ceux qui recherchent davantage de sensations, des circuits de 1 à 3 jours permettent de combiner randonnée dans la jungle, baignades dans des piscines naturelles et exploration de grottes moins développées, parfois en nageant ou en escaladant de petites parois rocheuses. L’accompagnement par des guides professionnels est obligatoire, autant pour la sécurité que pour la préservation de ces milieux fragiles.
La grotte de Son Doong, considérée comme la plus grande du monde en volume, représente le sommet de l’adrénaline et reste réservée à un nombre très limité de visiteurs chaque année. L’expédition dure généralement plusieurs jours et requiert une très bonne condition physique, ainsi qu’un budget conséquent, mais elle illustre à quel point le Vietnam peut aussi être une destination de tourisme d’aventure au plus haut niveau. Même sans aller jusqu’à cette extrémité, Phong Nha-Ke Bang mérite pleinement une étape de deux ou trois jours dans un itinéraire au Vietnam, tant ses paysages souterrains et ses reliefs karstiques offrent un contrepoint fascinant aux rizières, plages et villes impériales vues ailleurs dans le pays.